Colloque Gulli : Enfants, écrans qui dévore qui ?

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Archives Lagardère Active, RSE

Paris, le 29 novembre 2007

Mardi 13 novembre s’est tenu à l’Espace Pierre Cardin à Paris le Colloque « Enfants, écrans : qui dévore qui ? » initié par Gulli en partenariat avec l’UNAF, Télérama et Europe 1. Plus de 200 participants sont venus assister à cette journée d’échanges entre les spécialistes du monde de l’enfance d’un côté et producteurs et éditeurs de contenus de l’autre autour de la relation des enfants avec les différents écrans qui les entourent : télévision, ordinateur, téléphone, console de jeux.


Didier Quillot, Président de Lagardère Active et Emmanuelle Guilbart, Présidente du Pôle Jeunesse de Lagardère Active ont introduit les débats en réaffirmant leur responsabilité d’éditeur, de s’interroger sur le lien qui unit les jeunes aux écrans. Gulli, en tant que «chaîne citoyenne» se devait d’organiser ce débat.

La première rencontre a permis de dresser un état des lieux de la consommation d’écrans par les enfants et adolescents. Les éléments chiffrés fournis par Nathalie Bevan, directrice d’études de Médiamétrie ont été complétés par les premiers résultats de l’étude* sur les enfants et les écrans menée dans le cadre de Gulli l’Obs, cellule de veille et de prospective sur les enfants du Pôle Jeunesse Lagardère Active. Présentés par sa Directrice des Etudes, Tiphaine de Raguenel, et l’ethnologue Walter Detomasi, les travaux menés auprès de familles témoins et de professionnels du monde de l’enfance ont déjà mis en évidence deux points principaux :

  • une distinction apparait entre 2 types de médias : les médias du récit (télévision, DVD…) et les médias de l’action (jeux vidéo, internet…).
  • Face aux écrans, les parents adoptent une attitude ambivalente : ils relèvent les risques liés aux médias (surexcitation psychomotrice, temps passé…), tout en les considérant comme des facteurs déterminants dans l’acquisition des connaissances qu’exige la modernité.

2ème temps fort de la journée : le débat passionné sur le danger réel ou fantasmé de la consommation d’écrans.
Elisabeth Baton-Hervé, Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication et chargée de mission «Medias» à l’UNAF a insisté sur la coresponsabilité des professionnels des médias et des parents pour une bonne consommation des écrans et la nécessité d’une pédagogie des parents pour discerner les offres adaptées. Propos complété par Marie Choquet, Médecin épidémiologiste à l’INSERM, pour qui le débat sur la consommation des médias cache d’autres facteurs bien plus importants dans la survenance des troubles des adolescents, notamment l’âge, le mode de vie, la qualité de la vie scolaire, la qualité de la vie familiale.


L’après-midi a démarré avec la 3ème table ronde «Enfants, ados une vie en réseaux».
Après l’intervention d’Aton Soumache – Producteur, PDG de Method Films et de Nicolas Gaume – Directeur applications & jeux mobiles de Cellfish qui ont présenté les dernières innovations dans le domaine des jeux en réseaux, le psychologue Mickaël Stora a fait partager son expérience, et a montré comment certains jeux vidéos pouvaient devenir de solides alliés dans le traitement de troubles particuliers de l’enfant, notamment en permettant de fixer des limites à des sujets qui en manquent.

Enfin la dernière table ronde a permis d’aborder la question cruciale des enjeux éducatifs autour du multimédia avec les témoignages d’Imad Bejani, Directeur des actions éducatives de France 5, de Karine Leyzin, Directrice des programmes de Gulli, et de Henri Verdier, Responsable innovation et développement de Lagardère Active.

A l’issue de cette journée, le Ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos a indiqué que « le partage entre le virtuel et le réel a profondément modifié le rapport au savoir ». La multiplication des différents canaux et écrans est en concurrence au quotidien avec « l’acte pédagogique censé instruire dans le vrai. Or, ce qui est un des usages réel doit devenir un des moyens de l’apprentissage ».

Le Ministre a souligné l’importance du rôle de l’école dans l’appropriation des nouvelles technologies. A cette fin, le gouvernement à lancé un plan d’équipement numérique du 1er degré, et a affiché un objectif de 100 % de réussite au B2i dès le primaire (brevet informatique et internet) à l’horizon 2010. « L’éducation nationale est prête à jouer un rôle majeur pour faire évoluer une relation de dépendance et de passivité vers une relation de savoir. Les technologies actuelles offrent des possibilités formidables pour transformer ces liens. Elles doivent être utilisées dans la classe dès le plus jeune âge (tableau blanc interactif, visioconférence, e-book…) et intégrées aux usages pédagogiques pour passer de la connaissance à la compétence dans l’intérêt des enfants et des enseignants» a conclu Xavier Darcos.

Les actes complets du colloque sont disponibles sur gulli.tv

*Les résultats complets de l’étude menée par Gulli l’Obs seront disponibles à partir de février 2008

Contacts Presse GULLI

Véronique Dumon – 01 56 36 55 76 – veronique.dumon@lagardere-active.com

La Vie est Belle RP :

Valérie Berrebi – 01 58 36 46 95 – valerie@lavieestbelle.fr

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