RÉSULTATS DU PREMIER SEMESTRE 2013

Catégorie

Corporate et autres activités, Finance

Paris, le 29 août 2013

Objectif de Résop Média(1) 2013 maintenu
Forte progression du Résop Média

  • Chiffre d’affaires : 3 406 M€, stable à données comparables(2)
  • Résop Média en progression : 138 M€, soit + 23 %
  • Résultat net – part du Groupe : 1 483 M€

Une situation financière renforcée

  • Endettement net en forte baisse : 900 M€, du fait notamment de la cession de la participation dans EADS
  • Très bon niveau de liquidité (2 272 M€ de liquidités disponibles(3))

Au premier semestre 2013, le groupe Lagardère a démontré sa capacité de résilience dans un environnement difficile. Les bonnes performances en Littérature générale, Production audiovisuelle et Travel Retail ont permis de compenser les difficultés économiques en Europe ainsi que l’évolution défavorable des produits imprimés dans la Presse et la Distribution. À 3 406 M€, le chiffre d’affaires est en croissance en données brutes (+ 0,5 %) et stable à données comparables.

  • Le résultat opérationnel courant média (Résop), à 138 M€, affiche une croissance de 23% soit + 26 M€.
    Lagardère Publishing enregistre une hausse du Résop de 14 M€ et une amélioration de la profitabilité de 1,4 point grâce aux très bonnes performances en Littérature générale.
    Lagardère Active affiche un Résop en légère progression de 2 M€, grâce à la contribution des nouvelles activités numériques couplée à une bonne maîtrise des coûts.
    Lagardère Services affiche, en dépit des bonnes performances du Travel Retail sur le Duty Free & Luxury, Food Services et dans les pays émergents, un Résop en recul (- 8 M€) dû à la baisse plus forte qu’attendue des produits imprimés chez LS distribution. Le Travel Retail représente désormais 59 % de l’activité totale.
    Lagardère Unlimited affiche un Résop positif et en amélioration (+ 18 M€) grâce à un effet de comparaison favorable lié à la provision pour risque sur le contrat CIO(4) passée au premier semestre 2012 pour 22 M€. Hors cet élément, l’évolution du Résop reflète principalement un effet calendaire défavorable.
  • Le résultat net – part du Groupe s’élève à 1 483 M€, incluant notamment la plus-value de cession de la participation dans EADS.
  • Le résultat net ajusté(5) est en légère croissance, à 33 M€.
  • L’endettement net est en forte baisse, à 900 M€, grâce principalement à la cession de la participation dans EADS.


I- CHIFFRE D’AFFAIRES ET ACTIVITÉ DU GROUPE

Le chiffre d’affaires de Lagardère SCA sur le premier semestre 2013 s’élève à 3 406 M€, en hausse en données brutes (+ 0,5 %), stable à données comparables.

  Chiffre d’affaires (M€) Variation
2013 / 2012
brute
Variation
2013 / 2012
à données
comparables
1er semestre 2012

1er semestre 2013

 LAGARDÈRE 3 389

3 406

0,5 %
0 %
  • Lagardère Publishing
905  917 1,4 % 3,1 %
  • Lagardère Active
450  471 4,7 % 0,3 %
  • Lagardère Services
1 821  1 814 – 0,4 % – 0,8 %
  • Lagardère Unlimited
213  204 – 4,6 % – 7,1 %

L’écart entre les données brutes et les données comparables s’explique principalement par un effet de périmètre positif de 40 M€ (essentiellement lié aux acquisitions réalisées dans le Travel Retail et le Numérique), partiellement compensé par un effet de change négatif de – 24 M€, lié à la dépréciation de la livre sterling, du yen, du franc suisse et du dollar US.

  • Lagardère Publishing

Chiffre d’affaires de 917 M€, en progression de 1,4 % en données brutes et de 3,1 % à données comparables, l’écart s’expliquant essentiellement par un effet de change négatif (- 15,5 M€).
Au premier semestre 2013, l’activité est essentiellement tirée par les très bonnes performances en Littérature Générale en France, aux États-Unis et au Royaume-Uni, ainsi que dans les Fascicules.

En France et dans les pays francophones, dans un marché atone, l’activité est en hausse de 5,5 %, avec notamment une Littérature générale en forte progression, grâce à la publication des tomes 2 et 3 de la saga Cinquante nuances de Grey, la mise en place de la biographie Moi Zlatan Ibrahimović, la publication du nouveau roman de Grégoire Delacourt, La première chose qu’on regarde, et de la sortie en mai du livre de Dan Brown, Inferno.

Aux États-Unis, l’activité est également en forte hausse (+ 7,0 %) grâce à un programme de parutions plus riche, soutenu par la sortie dans les salles d’adaptations cinématographiques des titres de Nicholas Sparks publiés par le Groupe.

Au Royaume-Uni, l’activité Littérature générale est en progression (+ 1 %), cette tendance positive étant compensée par des difficultés persistantes sur les marchés étrangers (Nouvelle-Zélande et Australie).

En Espagne / Amérique latine, l’activité est en baisse (- 7,7 %) en raison de l’environnement économique espagnol, non compensé par la croissance en Amérique latine.

Les activités de Fascicules (+ 12,1 %) enregistrent de très bonnes performances sur les marchés anglais, russe et japonais.

Le livre numérique poursuit sa progression dans les pays anglo-saxons, avec une part de 34 % du chiffre d’affaires Adult Trade aux États-Unis (vs. 27 % à fin juin 2012) et de 31 % au Royaume-Uni (vs. 22 % à fin juin 2012). Il représente ainsi 11,3 % du chiffre d’affaires total de Lagardère Publishing (contre 8,4 % à fin juin 2012). En France, la part du chiffre d’affaires numérique dans le segment Littérature générale adulte reste faible, à 3,2 %, bien qu’en forte hausse.

  • Lagardère Active

Chiffre d’affaires de 471 M€, en hausse de 4,7 % en données brutes et de 0,3 % à données comparables. L’écart entre ces deux variations s’explique essentiellement par un effet de périmètre positif (20 M€) lié aux acquisitions réalisées en 2012 dans le Numérique (BilletRéduc.com et LeGuide.com).
L’activité a été essentiellement portée par la bonne performance de la Production audiovisuelle, partiellement compensée par un chiffre d’affaires publicité en baisse de 6,2 % sur l’ensemble de la branche, ainsi que par une diffusion toujours en érosion.

La Presse Magazine France est en baisse de 5,6 %, en raison de la contraction du marché publicitaire et du repli de la diffusion (- 7,6 %).

Les Radios affichent de bonnes performances en France, notamment chez Europe 1 (+ 3,7 %), tandis que l’activité est en baisse à l’international. La radio confirme son statut de média défensif adapté à la période de crise.

La Production audiovisuelle connaît une forte hausse (+ 43 %), qui n’est pas à extrapoler sur l’ensemble de l’année, et qui s’explique par un fort volume de livraisons (Borgia saison 2 et Jo notamment).

Les activités numériques sont en forte progression en données brutes, en lien avec la politique de développement stratégique menée par le Groupe. Le chiffre d’affaires du groupe LeGuide.com a progressé de 8 % à données comparables.

  • Lagardère Services

Chiffre d’affaires de 1 814 M€ au premier semestre 2013, en léger recul (- 0,4 % en données brutes et – 0,8 % en données comparables). L’écart entre ces deux variations s’explique par un effet périmètre positif (+ 14,8 M€), consécutif aux effets favorables (62 M€) des acquisitions menées dans le Travel Retail (aéroports de Rome et DFS Wellington dans le Pacifique principalement), en partie compensées par la cession des activités de l’OLF pour 21 M€ (distribution de livres en Suisse) et par l’incidence (- 26 M€) du passage en contrat de commission d’un contrat de téléphonie en Hongrie, qui réduit le montant du chiffre d’affaires comptabilisé. L’effet de change est négatif (- 8,7 M€).

Le mix d’activités de la branche poursuit la mutation engagée avec un Travel Retail qui représente désormais 59 % du total (+ 3 points par rapport au premier semestre 2012), contre 41 % pour LS distribution (Retail intégré et Distribution de presse).

Au premier semestre 2013, les activités de LS travel retail sont en croissance (+ 6,6 % en données brutes et + 2 % en données comparables) malgré un environnement (évolution du trafic aérien et consommation) et des conditions météorologiques défavorables, en Europe en particulier. En France, les bonnes performances des activités Duty Free & Luxury (Aelia) sont atténuées par le déclin des ventes de presse chez Relay.

Au premier semestre, l’intégration des points de vente Duty Free des aéroports de Rome a été satisfaisante, avec notamment un important programme de rénovation du réseau et de formation des équipes commerciales. Les ventes par passager ont progressé sensiblement malgré les travaux, et les perspectives demeurent très positives.

En Europe centrale, les ventes affichent toujours une belle progression (+ 4,1 % en Pologne, + 11,5 % en Roumanie, + 23,5 % en Bulgarie), ainsi qu’en Asie-Pacifique (+ 6,3 %), avec une hausse du trafic et l’ouverture de nouveaux magasins à Singapour, en Chine et en Malaisie.

LS distribution
continue de décroître (- 4,5 % en données comparables) en raison de l’évolution défavorable du marché de la presse, et de la crise économique en Espagne.

À noter que Relay a été retenu en juillet par la SNCF pour poursuivre l’exploitation de plus de 300 points de vente dans les gares françaises.

  • Lagardère Unlimited

Chiffre d’affaires de 204 M€, en recul de – 4,6 % en données brutes et de – 7,1 % à données comparables. L’écart entre ces deux variations est lié à un effet de périmètre positif (+ 5,7 M€), compensé par un effet de change négatif (- 0,3 M€).
Le recul de l’activité s’explique essentiellement chez World Sport Group par le passage du contrat AFC(6) en contrat de commission (vs. buy-out précédemment), ce qui réduit le montant de chiffre d’affaires comptabilisé. À noter également un effet de saisonnalité défavorable avec la non-occurrence des matches de qualification (football) pour les Jeux olympiques, que ne compense que partiellement l’apport de nouveaux événements (Gulf Cup notamment).
En revanche, l’activité est en croissance chez Sportfive (+ 12 %), grâce aux bonnes performances dans la commercialisation des droits marketing des clubs de football allemands et dans l’exploitation des droits médias de la CAN(7) 2013, ainsi qu’à l’occurrence des matches de qualification pour la Coupe du monde de football. Ces éléments positifs sont en partie compensés par l’arrêt de la commercialisation des droits de certaines ligues (football) en Europe.

II- PRINCIPAUX ÉLÉMENTS DU COMPTE DE RÉSULTAT

 (M€)  1er semestre 2012  1er semestre 2013
Pôle Média
Autres
activités*
Total 
Pôle Média Autres
activités*
Total
 Chiffre d’affaires 3 389 / 3 389 3 406 / 3 406
 Résop 112 (6) 106 138
(33) 105
 Résultat des sociétés mises en équivalence ** 3 42 45 (2) / (2)
 Éléments non récurrents / non opérationnels (39) / (39) (334) 1 823 1 489
 Résultat avant charges financières et impôts 76 36 112  (198)
1 790
1 592
 Charges financières nettes (11) (29) (40) (15) (40) (55)
 Résultat avant impôts 65 7 72 (213)
1 750
1 537
 Impôts (44) 20 (24) (22) (24) (46)
 Résultat net total 21 27 48 (235) 1 726 1 491
   dont Intérêts minoritaires (12) / (12) (8) / (8)
 Résultat net – part du Groupe 9 27 36 (243) 1 726
1 483

* Hors Pôles, Canal+ France et EADS.
** Avant pertes de valeur.

RÉSULTAT OPÉRATIONNEL COURANT DES SOCIÉTÉS INTÉGRÉES (Résop)(8)

Le résultat opérationnel courant des sociétés intégrées du pôle Média s’établit à 138 M€, en hausse de 23 %.

  Résop Média (M€) Variation
2013 / 2012
brute (M€)
  1er semestre
2012

1er semestre
2013

 LAGARDÈRE MEDIA 112 138
26
  • Lagardère Publishing
57  71 14
  • Lagardère Active
31  33 2
  • Lagardère Services
37  29 – 8
  • Lagardère Unlimited
(13)  5 18

  • Lagardère Publishing

Lagardère Publishing enregistre une forte hausse de 14 M€ du Résop, et une amélioration de la marge opérationnelle de 1,4 point.
Cette évolution positive s’explique par les très bonnes performances de la Littérature générale en France et aux États-Unis, par une bonne contribution des Fascicules grâce à de bons succès éditoriaux, et par la part croissante du Numérique. Il est rappelé que compte tenu de la saisonnalité de l’activité, les résultats du 1er semestre ne sont pas représentatifs de l’année.

  • Lagardère Active

Le Résop est en légère progression grâce aux acquisitions menées dans le Numérique. À noter également une amélioration sur les radios en France, notamment Europe 1 qui a bénéficié d’un bon niveau d’activité. Ces éléments positifs, ainsi que la poursuite des économies de coûts, permettent de compenser les difficultés rencontrées dans la Presse Magazine.

  • Lagardère Services

Le Résop est en baisse de 8 M€ en raison principalement des tendances négatives de LS distribution. Dans le Travel Retail, la croissance sensible des segments Duty Free & Luxury et Food Services, ainsi que dans les pays émergents, est compensée par les ventes de presse et de livres en baisse sensible sur le segment Travel Essentials (Relay France, Australie et Amérique du Nord essentiellement). À noter également des programmes de travaux importants sur le premier semestre (Rome, Toronto, Montréal, tour Eiffel, Terminal F à Paris, etc.).

  • Lagardère Unlimited

Le Résop est en hausse en raison de l’effet de comparaison favorable avec le Résop à fin juin 2012 qui incluait une provision de – 22 M€ sur le contrat avec le CIO.
Hors cet élément, l’évolution du Résop reflète les effets de saisonnalité négative attendus et la réduction de l’exposition aux droits médias en Europe, partiellement compensés par les bonnes performances sur la commercialisation des droits marketing des clubs de football allemands.

Le Résop du Hors Pôles s’établit à – 33 M€, en baisse de 27 M€ en raison notamment du provisionnement de la prime qui sera versée aux collaborateurs du Groupe sur le second semestre 2013 (consécutive à la distribution exceptionnelle liée à la cession de la participation dans EADS).

CONTRIBUTION DES SOCIÉTÉS MISES EN ÉQUIVALENCE

Le résultat des sociétés mises en équivalence (hors pertes de valeur) s’établit à – 2 M€, contre + 45 M€ à fin juin 2012, en raison de la déconsolidation de la participation dans EADS. Celle-ci avait en effet contribué pour 42 M€ au 1er semestre 2012. La contribution des participations du pôle Média est en baisse en raison de la dégradation des résultats du groupe Marie Claire et de Gulli.

ÉLÉMENTS NON RÉCURRENTS / NON OPÉRATIONNELS

Les éléments non récurrents / non opérationnels s’élèvent à + 1 489 M€, comprenant pour l’essentiel :

  • des plus et moins-values de cession pour un montant net de frais de 1 810 M€, incluant la plus-value dégagée sur la cession de la participation détenue dans EADS pour un montant net de 1 823 M€ ;
  • des pertes de valeur sur immobilisations incorporelles pour – 249 M€, dont – 209 M€ chez Lagardère Active, essentiellement relatifs à ses actifs de Presse Magazine. Ces pertes de valeur sont le reflet de la révision à la baisse des prévisions de cash flows futurs de ces activités, et du taux de croissance à l’infini ramené à 0 % pour la Presse Magazine, contre 1,5 % à fin 2012. L’activité de Distribution de presse en Suisse chez Lagardère Services, affectée de la même manière par le déclin du marché de la diffusion de presse, a également fait l’objet d’une dépréciation, pour un montant de – 30 M€ ;
  • une perte de valeur de – 35 M€ sur la participation détenue dans le groupe Marie Claire qui, comme l’activité des magazines de Lagardère Active, prend en compte la dégradation de l’environnement économique du marché de la presse ;
  • des charges de restructuration pour – 14 M€, dont – 8 M€ chez Lagardère Active liées à la poursuite des plans d’économies ;
  • l’amortissement des incorporels et frais liés aux acquisitions des sociétés intégrées pour – 12 M€, dont – 7 M€ chez Lagardère Services et – 4 M€ chez Lagardère Unlimited.

RÉSULTAT AVANT CHARGES FINANCIÈRES ET IMPÔTS

Il s’établit au 30 juin 2013 à 1 592 M€, soit une hausse de 1 480 M€ par rapport au 30 juin 2012, reflétant essentiellement le profit de cession de la participation dans EADS.

CHARGES FINANCIÈRES NETTES

Les charges financières nettes s’établissent à – 55 M€ au 30 juin 2013, en augmentation de 15 M€ par rapport au premier semestre 2012, la majeure partie de cette évolution s’expliquant par l’opération de rachat partiel de l’emprunt obligataire à échéance 2014 intervenu au premier semestre, qui visait à réduire le montant à rembourser en octobre 2014. Cette opération se traduira par un montant de frais financiers plus faible en 2014.

IMPÔTS

La charge d’impôt s’établit à 46 M€ et comprend notamment :

  • la contribution additionnelle de 3 % en France sur les dividendes versés, soit 40 M€ ;
  • un profit de 31 M€ correspondant à une reprise d’impôt différé passif associée à la dépréciation des titres de publication de la Presse Magazine.

Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, le résultat net total s’établit à 1 491 M€, dont 1 483 M€ pour la part du Groupe et 8 M€ pour les intérêts minoritaires.

RÉSULTAT NET AJUSTÉ – PART DU GROUPE

Le résultat net ajusté – part du Groupe (qui exclut la contribution d’EADS et les éléments non récurrents / non opérationnels) s’élève à 33 M€, soit + 3 M€ par rapport au premier semestre 2012.

 (M€) 1er semestre
2012
1er semestre
2013
 Résultat net – part du Groupe
36 1 483
 Résultat mis en équivalence d’EADS (42)
 Amortissements des actifs incorporels & frais liés aux acquisitions* 13 10
 Pertes de valeur sur écarts d’acquisition et immobilisations incorporelles* 10 263
 Charge de restructuration* 13 12
 Résultats de cession* (1 788)
 Impôts sur dividendes versés 40
 Prime exceptionnelle pour les collaborateurs* 13
 Résultat net ajusté – part du Groupe 30 33

*Net d’impôt. 

III- AUTRES ÉLÉMENTS FINANCIERS

SOMME DES FLUX OPÉRATIONNELS ET D’INVESTISSEMENTS

 (M€) 1er semestre
2012
1er semestre
2013
 MBA avant charges financières & impôts
237 178
 Variation du BFR  (191) (91)
 Flux générés par l’activité
46  87
 Intérêts payés et encaissés et impôts payés  (44) (98)*
 Flux opérationnels
2 (11)*
   Investissements corporels & incorporels (103)  (163)
   Cessions d’actifs corporels & incorporels 4   1
 Free cash flow (97)   (173)
   Investissements financiers (107) (47)
   Cessions d’actifs financiers 16   2 381
   (Augmentation) / diminution des placements financiers 10   14
 Somme des flux opérationnels et d’investissements (178) 2 175

*Y compris 40 M€ d’impôts sur les dividendes.

Les flux opérationnels s’élèvent à – 11 M€ au premier semestre 2013.

  • La marge brute d’autofinancement est en baisse, à 178 M€, reflétant la baisse des dotations aux amortissements et aux provisions, ainsi que la réduction des dividendes reçus des sociétés mises en équivalence (notamment EADS pour un montant de 28 M€ en 2012).
  • La variation du besoin en fonds de roulement (BFR), traditionnellement négative au premier semestre, s’améliore très sensiblement (+ 100 M€) par rapport au premier semestre 2012, grâce aux encaissements sur le contrat CIO chez Lagardère Unlimited, et à une amélioration aux États-Unis chez Lagardère Publishing. Ces effets sont néanmoins partiellement contrebalancés par une dégradation de la variation du BFR chez Lagardère Active, dont l’activité de Production audiovisuelle a connu un début d’année 2013 particulièrement riche en livraisons, comptabilisées au 30 juin en créances clients.
  • Les intérêts payés (nets des intérêts encaissés) augmentent de 16 M€, à – 28 M€ en raison notamment du rachat partiel de l’obligation venant à échéance en octobre 2014.
  • Les impôts payés sont également en hausse (- 70 M€ contre – 32 M€ au premier semestre 2012), intégrant notamment – 40 M€ de contribution additionnelle sur les dividendes versés.

Les flux d’investissements sont stables, à 210 M€.

  • Les investissements corporels et incorporels représentent 163 M€, en hausse par rapport au premier semestre 2012, et concernent principalement les branches Lagardère Services (poursuite du développement par aménagement de points de vente) et Lagardère Unlimited (acquisition de droits sportifs).
  • Les investissements financiers représentent 47 M€, en baisse de 60 M€ par rapport au premier semestre 2012, et correspondent notamment à des acquisitions mineures chez Lagardère Publishing et Lagardère Services.

Le montant des cessions d’actifs financiers s’établit à 2 381 M€. Il est lié pour l’essentiel aux cessions de la participation détenue dans EADS, pour un montant net de frais de 2 272 M€, et de la participation de 25 % dans le groupe Amaury pour 91 M€.

Au total, la somme des flux opérationnels et d’investissements représente un encaissement net de 2 175 M€ contre un décaissement net de 178 M€ au 30 juin 2012.

SITUATION FINANCIÈRE

L’endettement net s’établit à 900 M€ au 30 juin 2013, en forte baisse par rapport au 30 juin 2012 (1 729 M€) et au 31 décembre 2012 (1 700 M€). Cette baisse est essentiellement imputable à la cession de la participation dans EADS, partiellement compensée par le versement du dividende exceptionnel.

La situation de liquidité du Groupe demeure solide, avec 2 272 M€ de liquidités disponibles (trésorerie et placements financiers au bilan de 627 M€, et lignes de crédit autorisées et non tirées de 1 645 M€). L’échéancier de la dette demeure bien équilibré, la première échéance importante se situant en octobre 2014 (remboursement de l’obligation émise fin 2009, dont les rachats partiels sont intervenus aux 2d semestre 2012 et 1er semestre 2013, ramenant le solde à 657 M€).

IV- PERSPECTIVES – OBJECTIF

OBJECTIF D’ÉVOLUTION DU RÉSOP MÉDIA MAINTENU

Les bonnes performances chez Lagardère Publishing et Lagardère Active (Production audiovisuelle) ne sont pas à extrapoler sur l’ensemble de l’année. Au second semestre, Lagardère Publishing est confronté à un effet de comparaison plus difficile (bon niveau d’activité au 2d semestre 2012) notamment du fait du repli attendu dans l’Éducation.

Néanmoins, les résultats du 1er semestre ainsi que les perspectives pour le 2d semestre permettent de maintenir l’objectif de Résop Média pour l’année 2013 tel que communiqué en mars dernier.
Ainsi, en 2013, le Résop Média devrait connaître une croissance comprise entre 0 % et 5 % par rapport à 2012, à change constant.
Cet objectif repose notamment sur une hypothèse de baisse des recettes publicitaires de l’ordre de 7 % chez Lagardère Active.

(1) Résultat opérationnel courant des sociétés intégrées : voir définition en fin de communiqué.
(2) Périmètre et taux de change constants.
(3) Trésorerie et placements financiers au bilan et lignes de crédits autorisées non tirées.
(4) Comité international olympique.
(5) Hors contribution d’EADS et hors éléments non récurrents / non opérationnels.
(6) Asian Football Cup.
(7) Coupe d’Afrique des nations.
(8) Voir définition en fin de communiqué.

 

PROCHAINS RENDEZ-VOUS :

  • Publication du chiffre d’affaires du troisième trimestre 2013 le 12 novembre 2013 à 8h.

 

RAPPEL DE DÉFINITION DU RÉSOP

Le résultat opérationnel courant des sociétés intégrées est défini comme la différence entre le résultat avant charges financières et impôts et les éléments suivants du compte de résultat :

  • contribution des sociétés mises en équivalence ;
  • plus ou moins-values de cession d’actifs ;
  • pertes de valeur sur écarts d’acquisition, immobilisations corporelles et incorporelles ;
  • charges de restructuration ;
  • éléments liés aux regroupements d’entreprises :
    – frais liés aux acquisitions ;
    – profits et pertes découlant des ajustements de prix d’acquisition ;
    – amortissement des actifs incorporels liés aux acquisitions.


La conférence téléphonique de présentation des résultats est retransmise, ce jour, en direct sur Internet : www.lagardere.com

Contacts Presse

Thierry FUNCK-BRENTANO - tél. 01 40 69 16 34 - tfb@lagardere.fr

Ramzi KHIROUN - tél. 01 40 69 16 33 - rk@lagardere.fr

Anthony MELLOR - tél. 01 40 69 18 02 - amellor@lagardere.fr

Lagardère est un groupe 100 % média (Livre et e-Publishing ; Presse, Audiovisuel, Numérique et Régie publicitaire ; Travel Retail et Distribution ; Sport et Entertainment) comptant parmi les leaders mondiaux de ce secteur.
Le marché de référence du titre Lagardère est Euronext Paris.

Avertissement :
Certaines déclarations figurant dans ce document ne se rapportent pas à des faits historiquement avérés, mais constituent des projections, estimations et autres données à caractère prévisionnel basées sur l'opinion des dirigeants. Ces déclarations traduisent les opinions et hypothèses qui ont été retenues à la date à laquelle elles ont été faites. Elles sont sujettes à des risques et incertitudes connus et inconnus à raison desquels les résultats futurs, la performance ou les événements à venir peuvent significativement différer de ceux qui sont indiqués ou induits dans ces déclarations.
Nous vous invitons à vous référer au Document de référence de Lagardère SCA le plus récent déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers pour obtenir des informations complémentaires concernant ces facteurs, risques et incertitudes.
Lagardère SCA n'a aucunement l'intention ni l'obligation de mettre à jour ou de modifier les déclarations à caractère prévisionnel susvisées. Lagardère SCA ne peut donc être tenue pour responsable des conséquences pouvant résulter de l'utilisation qui serait faite de ces déclarations.

 

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