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Communiqués de presse

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Paris, le 17 mai 2018

Fondation ELLE - Ethiopie : « L'école m'a sauvée du mariage »

Dans la région Afar, au nord est de l’Ethiopie, 40% des filles sont mariées avant leur 18ème anniversaire. Pour elles, le destin est tout tracé.

Elles deviendront mères avant d’avoir elles-mêmes quitté l’enfance et seront vouées à de multiples corvées domestiques.

À Gawani, entre Addis-Abeba et Djibouti, l’association Femmes Solidaires a construit un internat pour permettre aux adolescentes des villages voisins de poursuivre leurs études au-delà du primaire. En octobre dernier, elles étaient 30 jeunes filles, de 10 à 17 ans, à rejoindre les bancs de l’école.

Dara, qui a tout juste 17 ans, est l’une des heureuses pensionnaires de cet internat. Elle nous raconte son histoire.

« Cette année est très importante pour moi, c’est l’année du Bac !

Quand je réfléchis à tout ce que j’ai traversé ces derniers mois, je n’en reviens pas d’être aujourd’hui ici, à Gawani, en train d’étudier.

Ma famille habite le village de Mataka, à environ 10 km de Gawani. Ma mère s’occupe du troupeau et va bientôt démarrer une petite activité maraichère. Elle vit avec ma sœur et mon frère. Mon père est décédé.

L’été dernier, l’oncle de ma mère a voulu me marier avec son fils. C’est la tradition chez les Afars de se marier avec son cousin. Ça s’appelle l’Absuma. Le mariage est parfois arrangé dès la naissance. Mais moi je ne voulais pas !

Ma mère a hésité entre me marier - pour me placer sous la protection d’un homme qui devrait, en principe, soin de moi - et l’envie de me voir poursuivre des études.

Je l’ai suppliée et grâce à l’association Femmes solidaires qui a accepté de m’accueillir en internat, j’ai été sauvée du mariage.

Je veux être ingénieure plus tard. Je veux construire des logements solides ! Mais d’abord, il faut que je m’améliore en maths. Je profite du week-end pour réviser.

Je ne rentre plus à la maison chaque semaine depuis « l’affaire ». Une de mes camarades s’est faite enlever en chemin. Avec mes amies, on a très peur de la « telefa ». Des hommes vous kidnappent, puis vous violent avant de vous forcer à les épouser. Du coup, on préfère toutes rester à l’internat le week-end, même si nos familles nous manquent.

Je remercie Femmes solidaires et la Fondation ELLE ! Je vais bientôt apprendre le français pour pouvoir vous exprimer sans interprète ma reconnaissance ! »

La Fondation ELLE est partenaire de Femmes solidaires depuis 2016, et permettra de nouveau en 2018 aux jeunes filles de Gawani de poursuivre leurs études sereinement, en toute sécurité.

Fondation ELLE