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Communiqués de presse

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Paris, le 6 septembre 2016

Inaam Kachachi, lauréate du Prix de la littérature arabe 2016

Le Prix de la littérature arabe 2016 (doté de 10 000 €), créé par l’Institut du monde arabe et la Fondation Jean-Luc Lagardère, est décerné à Inaam Kachachi pour son roman Dispersés (Gallimard – janvier 2016), traduit de l’arabe (Irak) par François Zabbal.


Le jury, présidé par Pierre Leroy, Co-gérant de Lagardère SCA, et composé d’éminentes personnalités du monde des médias, des arts et de la culture ainsi que de spécialistes du monde arabe, a élu, par une très forte majorité, le texte d’Inaam Kachachi, saluant ainsi « un roman bouleversant sur la tragédie des chrétiens d’Irak, écrit dans un style prenant et poétique, avec beaucoup de justesse et de sensibilité ».

Le jury a également attribué une mention spéciale (dotée de 5 000 €) à Réda Dalil pour son ouvrage Best-Seller (Éditions Le Fennec – janvier 2016) dont « l’écriture résolument actuelle témoigne d’un talent très prometteur ».

La cérémonie de remise du Prix se tiendra le 12 octobre 2016 à 19h précises à l’Institut du monde arabe en présence de son président Jack Lang et de Pierre Leroy, des lauréats et de personnalités des arts et des lettres.

Inaam Kachachi, 4e lauréate du Prix de la littérature arabe

Née à Bagdad en 1952, écrivaine, journaliste et correspondante de presse pour des journaux arabes, Inaam Kachachi vit depuis une vingtaine d’années à Paris. Elle a dirigé une anthologie de littérature et poésie féminines irakiennes, traduite de l’arabe aux éditions Le Serpent à plumes en 2003. Elle est l’auteure de Si je t’oublie, Bagdad, traduit de l’arabe aux éditions Liana Levi en 2009 et retenu pour la sélection finale du Prix international du roman arabe Booker. Dispersés est son deuxième roman publié en France.

Âgée de quatre-vingts ans, Wardiya quitte à contrecoeur son pays natal, l’Irak, pour venir vivre en France auprès de sa nièce. Wardiya a été une brillante gynécologue dans son pays. Femme pleine d’idéaux, elle n’a cessé de lutter pour l’amélioration des soins prodigués aux femmes dans une société profondément patriarcale. Attachée à sa terre, elle a vu la société entière se désagréger au fil des conflits, ce qui l'a obligée à fuir, comme ses propres enfants avant elle. Loin de la souffrance et des combats, Wardiya et ses proches restent marqués par les souvenirs de cet Irak natal terrassé, et découvrent en même temps les difficultés de la condition d’immigré.

Réda Dalil, mention spéciale du jury

Réda Dalil est un journaliste et écrivain marocain né à Casablanca en 1978. Son premier roman, Le Job, succès à la fois commercial et critique, a reçu le Prix littéraire de la Mamounia en 2014. Best-Seller est son deuxième roman.

Dans un pays, le Maroc, où on ne lit que deux minutes par jour, l’écrivain Bachir Bachir parvient miraculeusement à vivre de sa plume. Ayant connu succès et notoriété grâce à un premier roman, il estime pouvoir réitérer son exploit. Or, un méchant divorce, l’échec de son deuxième livre, un train de vie dispendieux, finissent par le ruiner. Pour sortir du gouffre, il n’a d’autre choix que de produire un best-seller, coûte que coûte. Léger problème : Bachir Bachir ne peut plus écrire…

Le seul Prix français de littérature arabe

Créé en 2013 par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe, le Prix de la littérature arabe est la seule récompense française distinguant la création littéraire arabe. Ce Prix promeut l’oeuvre d’un écrivain ressortissant de la Ligue arabe et auteur d’un ouvrage écrit ou traduit en français. Valoriser et diffuser en France la littérature arabe en plein temps fort de la rentrée littéraire, telle est la volonté des deux fondateurs de ce Prix.

Les membres du jury ont souligné la qualité exceptionnelle des livres également retenus dans la dernière sélection de l’édition 2016, à savoir : Des pierres dans ma poche, de Kaouther Adimi (Seuil) ; Le tambour des larmes, de Beyrouk (Elyzad) ; Villa des femmes, de Charif Majdalani (Seuil) ; À coeur ouvert, d’Abdo Wazen (Actes Sud) ; et Le corps de ma mère, de Fawzia Zouari (Joëlle Losfeld).

Jury du Prix de la littérature arabe :

Président : Pierre Leroy – Co-gérant de Lagardère SCA et administrateur délégué de la Fondation Jean-Luc Lagardère ; Nada Al Hassan – Spécialiste du patrimoine culturel ; Mahi Binebine – Peintre et écrivain, lauréat du Prix du Roman arabe en 2010 ; Mustapha Bouhayati – Directeur de la Fondation Luma à Arles ; Jean-Pierre Elkabbach – Journaliste à Europe 1, fondateur et animateur de l’émission Bibliothèque Médicis ; Gilles Gauthier – Ancien Ambassadeur de France au Yémen, traducteur des livres d'Alaa El Aswany ; Kaoutar Harchi – Écrivain ; Houda Ibrahim – Auteur et journaliste radio à Monte Carlo Doualiya ; Alexandre Najjar – Écrivain et membre du Comité de rédaction de L'Orient littéraire, lauréat de la bourse Écrivain 1990 de la Fondation Jean-Luc Lagardère.

Précédents lauréats du Prix de la littérature arabe :

Édition 2015 : Mohammed Hasan Alwan, Le Castor (Seuil, 2015) – Mention spéciale du jury : Ali Al-Muqri, Femme interdite (Liana Levi, 2015)
Édition 2014 : Mohammed Al-Fakharany, La Traversée du K.-O. (Seuil, 2014) – Mention spéciale du jury : Rosa Yassin Hassan, Les Gardiens de l’air (Sindbad / Actes Sud, 2014)
Édition 2013 : Jabbour Douaihy, Saint Georges regardait ailleurs (Sindbad / Actes Sud, 2013)

Contacts presse :

Institut du monde arabe :
Depuis 1987, l’Institut du monde arabe diffuse et valorise auprès des publics français et européens l’apport du monde arabe à la civilisation universelle. Il promeut et encourage le dialogue entre l’Orient et l’Occident à travers une riche programmation artistique et intellectuelle dont le Prix de la littérature arabe fait partie. L’Institut du monde arabe est le fruit d’un partenariat entre la France et les pays membres de la Ligue arabe.

Fondation Jean-Luc Lagardère :
Sous l’égide de la Fondation de France
Depuis 1989, la Fondation Jean-Luc Lagardère soutient et encourage le parcours de jeunes talents, en France et à l’international. Elle développe de nombreux programmes afin de promouvoir la diversité culturelle et favoriser la réussite. La Fondation Jean-Luc Lagardère est ainsi un acteur pleinement engagé dans les domaines de la culture, de l’éducation et de la solidarité.

Fondation Jean-Luc Lagardère